Au rez-de-chaussée de l’Hôtel Paul Arbaud se trouve un musée dont la pièce maîtresse est une magnifique collection de faïences. Ces pièces ont été ramenées par Paul Arbaud à la suite de ses séjours bas-alpins au château familial de Rousset, près de Manosque. Cela lui a pris en tout une quarantaine d’années pour rassembler une telle collection. Ces faïences sont exposées par ateliers et la partie la plus importante provient de ceux de Moustiers et de Marseille.

Un tour d’horizon de ces belles faïences qu’on trouve au musée…
Plat ovale.
Grand feu. Camaïeu bleu, décor Bérain entourant une scène galante ( 59×43 cm )
On y voit apparaître les grands plats décorés de sujet de chasse (d’après le célèbre graveur italien Tempesta).
C’est également vers la fin du règne de Louis XIV et au cours de la Régence que la fabrique de Clérissy produit ses faïnces au « décor Bérain » comprenant d’agréables entrelacs au milieu desquels figurent des nymphes et des satyres, souvent complétées au centre par des personnages mythologiques. En 1738, Joseph Olérys créait une nouvelle faïencerie à Moustiers. Il rapportait d’Espagne la pratique d’une décoration multicolore qui eut un grand succés. Cette seconde période de polychromie devait durer jusqu’en 1780.

Plat à bord contourné.
Petit feu polychrome. Fabrique Veuve Perrin à Marseille. Diamètre 37 cm. Les formes sont variées. Les pièces de forme sont parfois somptueuses : vases à anses, pots couverts, pots de pharmacie, surtout de table, plaques en demi ronde-bosse, statuettes, porte-huiliers, glacières, bouquetières, et surtout de magnifiques soupières et terrines. Le décor peint subit des influences variées. Il évolue en accompagnant le changement de l’Histoire du Grand Siècle à la Révolution
Bassin de toilette ovale
Le bassin est décoré sur le fond de la scène de chasse au sanglier et sur l’extérieur d’une guirlande de végétaux stylisés sous un galon à réserves florales et de motifs typiques qui entourent les médaillons des plats d’apparat.
Les anses sont en forme de masque de lion.

Plat ovale
Il comporte au centre du bassin, à l’intérieur du médaillon entouré d’une large dentelle d’orfèvrerie, une scène de chasse au lion inspirée de la même gravure que celle de la partie gauche de la plaque précédente mais de manière inversée.
L’aile est ornée d’un double motif végétal stylisé.
Le décor de ce plat en fait vraisemblablement une pièce du début des années 1720.


